Le Sénégal, terrain privilégié des projets.
A / Un pays touristique avec une population pauvre, jeune et sous scolarisée
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Accueillant, chaleureux et hospitalier, le Sénégal est une des destinations de vacances favorites des Européens.
Le tourisme constitue la deuxième ressource économique du pays après la pêche.
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La population du Sénégal est très jeune avec près de 60% des habitants de moins de 20 ans.
Mais, le pays figure parmi les plus pauvres du Monde.
L’ONU le classifie en 2001 dans la catégorie des pays les moins avancés.
65% de la population y vit au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de deux euros par jour, en particulier en milieu rural.
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D’après les données recueillies par l’UNICEF sur la période 2000-2005 :
* le taux d’alphabétisation des adultes est d’environ 39% (51% pour les hommes, 29% pour les femmes),
* 66% des enfants sont scolarisés à l’école primaire (68% des garçons, 64% des filles),
* le taux de scolarisation dans le secondaire tombe à 18% pour les garçons et 13% pour les filles,
* 37% des enfants de 5 à 14 ans travaillent (39% des garçons et 36% des filles),
* le retard à l’entrée dans le système scolaire est important (comparaison des taux bruts et des taux nets).
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Ainsi :
* l’accès à l’éducation est globalement insuffisant,
* la scolarisation est fréquemment écourtée pour des enfants qui vont travailler pour aider à subvenir aux besoins des familles,
* l’entrée dans le secondaire est très faible.
B / Les facteurs de la sous-scolarisation sont matériels et culturels
Capacités d’accueil et conditions matérielles inadaptées
Les possibilités d’accueil à l’école ne peuvent absorber le nombre croissant de jeunes en âge d’être scolarisés. Les classes sont surpeuplées, comptant jusqu’à 80 élèves.
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Le dénuement dans lequel se trouvent bon nombre d’établissements scolaires publics est impressionnant : bâtiments vétustes, pas d’électricité, d’alimentation en eau ni de toilettes. Les écoles ont peu de matériel, peu d’outils pédagogiques et pas assez d’enseignants.
Pauvreté, déscolarisation, analphabétisme : un cycle qui touche plus les campagnes et dont les filles sont les premières victimes
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Le travail des enfants.
Le coût de la scolarisation, au-delà des frais de scolarité et de transport, s’ajoute pour de nombreuses familles au manque à gagner d’un enfant qui est retiré du monde du travail, que celui-ci soit domestique ou rémunéré.
Les déterminants de la scolarité primaire sont multiples.
Certains sont liés à l’offre éducative : infrastructures, équipement scolaire, personnel, politique éducative, alors que d’autres relèvent de la demande.
La demande dépend du niveau de vie et du niveau d’instruction des familles, de la distance domicile école, des besoins et des aspirations des parents et des enfants.
Écart ville campagne, inégalités d’accès à la scolarisation.
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Les populations rurales ont un retard important sur les zones urbaines.
Au niveau primaire, les enfants ruraux peuvent en général aller à l’école en restant dans leur localité d’origine.
Néanmoins, la scolarité moyenne dans le primaire est de 3,5 années en zone rurale contre 6 ans en zone urbaine (redoublement compris).
En milieu urbain, deux enfants sur trois achèvent le cursus de scolarisation primaire alors qu’ils ne sont qu’un sur trois en milieu rural.
Si l’analphabétisme a considérablement diminué pour les urbains, il n’a guère évolué et reste à un niveau préoccupant pour les ruraux.
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Face à ce constat, l’offre d’accès à l’éducation est très inégale.
L’écart ville campagne se creuse considérablement si l’on regarde les taux de scolarisation dans l’enseignement moyen et secondaire. Les enfants des villages sont obligés de se déplacer ou de déménager pour fréquenter un collège ou un lycée. Cela implique d’autres difficultés en termes de frais de transport et d’hébergement notamment.
Les femmes au cœur de l’action.
Généralement, les femmes sont extrêmement préoccupées par l’amélioration des conditions matérielles de vie de leurs familles. Elles sont souvent les laissées-pour-compte dans la société alors que les problèmes environnementaux les touchent particulièrement.
Par tradition, elles possèdent une capacité d’association et savent créer des réseaux d’entraide et de solidarité.
L’absence de scolarisation et de formation reste pour beaucoup d’entre elles un obstacle majeur à la création d’activités et à l’insertion dans le circuit de la production.
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C / Une politique nationale de l’Éducation et l’appel aux initiatives individuelles locales.
Pour répondre aux problèmes évoqués ici et pour atteindre la scolarité universelle d’ici 2015, le gouvernement sénégalais consacre une partie plus importante de son budget national au secteur de l’éducation.
Malgré cet engagement national, la couverture des besoins est loin d’être atteinte.
C’est pourquoi, à travers le Programme Décennal de l’Education et de la Formation, mis en place en 1998, l’état sénégalais « garantit le droit des organisations privées, des individus, des communautés religieuses, des collectivités locales et de tout autre agent, qui ont des ressources disponibles, de créer et de gérer des structures éducatives selon leurs principes propres mais en conformité avec les lois et réglementations en vigueur ».
Le développement du secteur informel fait donc désormais partie des stratégies mises en place par l’état afin de développer une offre d’éducation encore nettement
insuffisante : « L’éducation ne doit plus être confinée au seul système conventionnel, elle doit combiner les modalités formelles et non formelles pour atteindre l’objectif de l’éducation pour tous tout au long de la vie, pour les enfants, les femmes et les adultes ».