La méthode


Sensibiliser les populations, mettre en relation les acteurs du Nord et du Sud, dynamiser les communautés locales pour que des projets durables se concrétisent.


Faire de l’école un lieu attractif et améliorer l’offre éducative.


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Augmenter le taux d’éducation primaire :
* mener des campagnes de sensibilisation des parents pour lutter contre les attitudes sociales et traditionnelles qui s’opposent à la scolarisation, en particulier celle des filles,
* améliorer la distribution de l’éducation en ouvrant des écoles dans les lieux où l’offre est insuffisante,
* proposer des structures adéquates, avec alimentation en électricité, en eau et présence de toilettes sur place,
* augmenter le taux d’achèvement du cursus élémentaire, réduire les abandons, limiter les redoublements,


Favoriser la poursuite d’études :
* encourager l’implantation de collèges et de lycées de proximité,
* diversifier les types de formation proposées,



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A tous niveaux :
* aider les familles démunies à payer les frais de scolarité et les fournitures scolaires,
* améliorer la parité filles garçons,
* inciter les collectivités locales à prendre en compte les besoins et la demande sociale dans leur budget,



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Améliorer les conditions de travail des enseignants :
Une diminution du nombre d’élèves par classe permettrait d’améliorer grandement la qualité de l’éducation. L’apport de matériel pédagogique, l’implantation de bibliothèques, d’accès à l’Internet, dans les établissements scolaires, dans les villages et les quartiers, seraient aussi de bons moyens d’aider les enfants à mieux étudier.


Dynamiser le tissu économique et éducatif local.


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Retenir les jeunes.


On ne peut laisser de côté tous les jeunes qui n’ont pu accéder à l’éducation dans de bonnes conditions, qui n’ont pas d’emploi et rêvent souvent de partir en ville ou de quitter le pays.
Ils n’ont plus d’espoir chez eux. Ils sont chômeurs et sans formation. Ils subissent une grosse pression familiale. Leurs parents misent sur eux pour assurer la subsistance de la famille. Ils perçoivent les pays d’immigration comme de vrais eldorados.


En créant des structures pour former ces jeunes localement à la ferronnerie, la maçonnerie, la teinture, la couture (…), en créant des centres spécifiques où ils sont accompagnés dans leurs projets de façon individualisée, on peut les retenir dans les villes et les villages. En associant les artisans locaux, on dynamise du même coup le tissu économique local.
Les jeunes en difficulté seront ainsi réinsérés dans la société où ils seront reconnus comme des acteurs économiques à part entière.


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Favoriser les microprojets basés sur l’initiative locale.


Nous pensons qu’une économie sociale et solidaire facilite la création d’activités et la multiplication des emplois. Dans le cadre d’une dynamique locale, nous encourageons le développement du micro crédit, basé l’épargne solidaire, pour financer des microprojets professionnels, sachant que la création d’activités est l’un des facteurs qui favorise l’égalité des chances au niveau professionnel.


Lutter contre les inégalités femmes hommes en mettant les femmes au centre des actions.


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Appuyer les femmes dans leurs projets, c’est les aider à accéder à l’autonomie et à améliorer leur statut dans la société.
Les potentialités, hydro agricoles, artisanales, touristiques (…), existent réellement . Ces richesses sont souvent sous-exploitées. On peut aider les populations à tirer des bilans et à s’ouvrir à de nouvelles perspectives.
Nangu peut accompagner par exemple la création et la gestion de potagers communautaires, la commercialisation de produits, la création de micro entreprises, etc …


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Activer des réseaux Nord-Sud.


Les partenariats Nord-Sud pour monter des projets.


La volonté est de mettre en synergie les énergies sur le terrain et entre les populations du Sud et du Nord pour mener des actions collectives et concertées, en respectant la culture et l’identité des pays où se déploient les projets.


Au Sud : dans chaque village, chaque quartier, il n’est pas rare d’observer la volonté de contribuer au développement du pays. Bien souvent, des projets sont élaborés, mais ne se concrétisent pas, faute de moyens, mais aussi par manque d’organisation sur place.


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Au Nord : beaucoup des touristes partant découvrir l’Afrique émettent le souhait d’y faire de l’humanitaire et recherchent des projets dans lesquels s’investir.
Beaucoup de jeunes étudiants motivés à contribuer au développement de l’Afrique cherchent des lieux de stage dans le cadre de leur formation. Des organismes, des entreprises sont prêtes à aider au niveau technique et/ou par le don de matériel mais ils ne sont pas informés des besoins réels.
Une mise en relation de ces différents acteurs permet de nourrir les actions de solidarité locale par une solidarité internationale.


Nangu comme plateforme de rencontre, de mise en réseau et d’échanges :


Nangu privilégie les zones oubliées où il y a peu ou pas d’autres organisations humanitaires.

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Par le biais de microprojets participatifs, Nangu veut jouer le rôle d’impulseur pour amener les populations à devenir les acteurs de leur propre développement.
Nangu soutient prioritairement les actions qui renforcent les solidarités, les opérations qui favorisent la transmission de compétences et de savoir-faire.
Nangu s’inscrit dans une démarche d’accompagnement et de soutien, dans une forme de coopération élargie et concertée, à la recherche de stratégies adaptées pour contribuer au développement.
Il n’est pas question de faire de grandes promesses qui ne peuvent se réaliser ni de sombrer dans l’assistanat. Il n’est pas question de parachuter des projets inadaptés aux besoins ni de faire à la place des populations.


Les projets que Nangu retiendra sont ceux qui démontrent leur adaptation au terrain et qui permettent aux populations de se prendre en charge dans la durée. Ce qui importe, c’est de faire de petits pas vers une amélioration, avec un souci de continuité des actions à long terme.


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Promouvoir un partenariat de qualité, favoriser la participation active des bénéficiaires, baser les actions sur les capacités locales.


Par une approche participative basée sur l’action, l’entraide et le partage, l’idée est d’initier une dynamique, pour obtenir des résultats durables.


Nangu peut aider les groupes porteurs de projet à identifier clairement les besoins, à préciser les objectifs visés prioritairement pour obtenir des effets à court terme, dans le cadre de perspectives établies à plus longue échéance (ainsi, une fois qu’un microprojet est mené à son terme, un autre doit pouvoir démarrer).

Les projets doivent être portés par une association locale (ou un groupe non déclaré officiellement mais clairement organisé de façon démocratique) dont le ou la responsable est l’interlocuteur/trice privilégié/e de Nangu et de tous les partenaires sur place.
Les populations doivent être partie prenantes à toutes les étapes, de la conception à la réalisation et à l’évaluation, aux côtés des bénévoles engagés dans l’action. Les décisions se prennent de façon concertée et l’information est transmise régulièrement à tous.
Associations, structures sociales et organismes locaux sont sollicités pour apporter soutien et aide, selon leurs compétences et leur expérience, en partenariat.


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La présence d’experts locaux est indispensable. Des représentants de Nangu au Sud apportent leur expertise sur place, quand c’est possible. Ces derniers ayant une bonne connaissance du terrain, de ses richesses et de ses difficultés peuvent aider techniquement à l’élaboration du projet, à sa mise en place et à son évaluation. Leur rôle est d’encadrer, d’accompagner, d’orienter les acteurs, en fonction des bilans tirés régulièrement, en concertation étroite avec le responsable géographique.