31 octobre 2008
La classe d’Eric et l’école de Christine.
Eric Pahima est enseignant dans le village de Barogo (communauté rurale de Komki Ipala), à environ 50 km de Ouagadougou, au Burkina Faso.

L’école comporte 6 classes. Il n’y a ni eau courante ni électricité.
Cette année, Eric a en charge une classe de CE2. Les enfants ont 10/12 ans (certains ont jusqu’à 16 ans).


Il voit l’année longue et dure avec ses 72 élèves assis 3 ou 4 par table dans une salle sans lumière ni ventilation.

“Je suis obligé de donner le meilleur de moi car ces 144 yeux et oreilles innocents sont fixés sur moi.”


La rentrée scolaire était initialement prévue le 1er Octobre. Les cours ont commencé avec une semaine de retard car les enseignants ont dû désherber la cour pour éviter la présence de reptiles et autres bêtes nuisibles.


Chaque année scolaire, Eric et ses élèves entretiennent des relations avec une classe française.
Il nous a confié que, pour s’engager dans la correspondance scolaire au Burkina, il faut être motivé car les difficultés sont importantes. Ses collègues pensent qu’il perd son temps avec cette histoire de “blancs”. Lui est très motivé et va jusqu’à payer l’expédition des courriers de ses élèves sur son salaire d’enseignant pour que les échanges puissent se faire correctement.

Eric est d’autre part président de l’association ASAKO (Association Solidarité Agissante du Koulpelogo), qui agit pour la protection de l’environnement et le développement culturel et qui soutient les enfants en difficultés.
Ainsi, il souhaite cette année collecter des vêtements, des jouets, des chaussures, des savons et des fournitures scolaires pour mener une action pour développer la scolarisation, en direction des filles en particulier.
(A suivre)
Ecrit par admin dans Correspondance scolaire
19 août 2008
Cèlia et Gerard habitent en Catalogne, en Espagne. Ils sont tous deux professeurs dans un lycée.
Ils ont pris contact avec Nangu fin Mars, suite à l’article publié par Souraya sur le site de Respect.
Leur vœu était “de réaliser cet été un voyage de coopération au Sénégal, de découvrir une autre culture et de partager avec les populations locales”.
Ils souhaitaient monter un projet éducatif à réaliser avec les enfants de Sendou, qui s’est affiné au fil du temps, en fonction de leurs compétences et des besoins sur place.
Ce séjour a été d’une grande richesse pour les élèves de l’école de Sendou et pour Cèlia et Gerard.
Voici les premiers commentaires qu’ils nous ont fait parvenir à leur retour :
“Après ce type de voyage, chaque fois qu’on rentre à la maison, on a la sensation qu’ici, le temps a un prix … que c’est pour cela qu’on a parfois la sensation que le temps nous manque pour faire beaucoup de choses !!! Il faut apprendre beaucoup d’autres cultures, il semble que la vie se passe plus doucement !”
et un résumé en images des activités menées avec les enfants.











Ecrit par admin dans Tourisme solidaire
30 juin 2008
La décoration des salles de classe est terminée.


Des fenêtres ont été changées,
des tables réparées et un placard installé.
Des instruments de musique ont été achetés.

Les journées culturelles ont rencontré un grand succès
dans le village.
Les jeunes villageoises ont revêtu le costume traditionnel pour l’occasion.


Au programme du samedi, en alternance avec musique, chants et danse, visite commentée de l’école, sensibilisation des parents à la nécessité d’y inscrire et d’y envoyer leurs enfants, présentation des actions de l’AES et de Nangu.

Le dimanche, place aux jeux :



à la musique, aux chants et à la danse :


Ecrit par admin dans Sendou
9 juin 2008
Une bonne nouvelle pour ces deux établissements scolaires, l’un français, l’autre sénégalais, mis en relation via Nangu.
Les premiers échanges entre collégiens se feront par correspondance. Beaucoup d’idées ont dores et déjà émergé en France comme au Sénégal quant aux supports à utiliser et au contenu des messages. Le travail démarrera à l’automne.
Ce projet suscite dès à présent un grand enthousiasme à Recey et à Diourbel. Nul doute qu’il perdurera et s’étoffera au fil du temps.
Dès la rentrée scolaire, les principaux des deux collèges travailleront ensemble et avec leurs enseignants.
Au Nord comme au Sud, le souhait est que cette expérience soit la plus enrichissante possible pour les élèves et les éducateurs des deux établissements, chacun ayant beaucoup à apporter et à apprendre à l’autre.
Recey-sur-Ource est un petit village paisible situé à 75 km au Nord-Ouest de Dijon. Le canton de Recey est un pays de forêts et de pierres calcaires limitrophe de la Champagne.

Le collège Henri Morat n’accueille pas plus de 150 élèves, mais il est très bien équipé.




Des fenêtres du collège, on a de magnifiques vues sur la campagne environnante.


Dans la ville de Diourbel, il est pratique de se déplacer en charrette.


La ville est très animée.



Le collège est une annexe du lycée. Un projet de délocalisation est à l’étude depuis plusieurs années (la construction pourrait être financée par la banque mondiale).

A sa septième année d’existence, il compte plus de 1100 élèves et obtient de bons résultats. La cour est très ombragée, les salles de classe sont dans un état correct, mais les moyens de fonctionnement sont très modestes et les besoins sont importants.





Ecrit par admin dans Collège de Diourbel